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Pour une société juste

Parce que c'est mieux

Ensemble, nous pouvons avancer vers un Québec de justice. Avec le temps, les idées fortes s’enracinent, s’agrippent solidement et se propagent dans les espaces de décisions. Avec de la détermination, ces idées s’imposent et changent le monde.

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La déclaration

Parce que le Québec est une société riche.

Parce que c’est une société qui produit et reproduit des inégalités, qui produit et reproduit de la pauvreté.

Parce qu’il n’y a aucune raison valable de continuer ainsi.

Il faut inventer des façons de vivre ensemble où la liberté et l’égalité en dignité et en droits se réalisent pour chaque personne.

J’aspire à une société juste où il fait bon vivre; à une société sans pauvreté.

 

Pour une société juste, je signe:

Vous n’avez pas d’adresse courriel, mais souhaitez appuyer la campagne? Contactez le Collectif au 418 525-0040.

Merci d’avoir signé la campagne
Pour une société juste.


Dans quelques instants, vous recevrez deux messages à votre adresse électronique :

  • Un pour confirmer votre appui à la campagne;
  • Un autre pour vous inscrire à la liste d’envoi du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

Si vous ne trouvez pas ce message dans votre boîte de réception, vérifiez dans votre dossier de courrier indésirable (pourriel).

 

En savoir plus

Pourquoi cette campagne?

Pour une société juste, une campagne pas comme les autres

Le contexte politique est actuellement difficile pour les personnes en situation de pauvreté et les défenseurEs de la justice sociale. Et malheureusement, force est d’admettre que ce n’est pas demain la veille que cela risque de changer, avec le durcissement idéologique de la classe dirigeante auquel on assiste, et le démantèlement de l’État-providence qui en découle. Pour le Collectif, une telle situation appelle un renforcement des forces citoyennes militant pour un Québec sans pauvreté, égalitaire et riche de tout son monde.

Appui populaire

Dans la lutte contre la pauvreté comme dans n’importe quelle autre lutte, on n’a jamais trop d’alliéEs ni trop d’appuis! C’est de ce constat qu’est née l’idée d’aller chercher un appui populaire aussi large que possible, en collectant un à un le nom des personnes qui souhaitent, comme le Collectif, voir advenir un Québec sans pauvreté.

La campagne en tant que telle

Pour une société juste n’est ni une pétition ni une campagne avec des revendications chiffrées. Il s’agit plutôt d’une campagne qui, au moyen d’un site internet, invite les individuEs à appuyer publiquement une déclaration, laquelle exprime d’une certaine façon la vision du monde du Collectif. En gros, cette déclaration souligne la nécessité « [d’] inventer des façons de vivre ensemble où la liberté et l’égalité en dignité et en droits se réalisent pour chaque personne ». 

Pourquoi signer?

Pour deux raisons. D’abord, pour renforcer le rapport de force du Collectif, lui donner une légitimité accrue. D’autre part, comme le nombre d‘appuyeurEs apparaît sur le site de la campagne, en y ajoutant son nom, on aide en quelque sorte à créer un effet d’entraînement. En effet, avec l’omniprésence de l’idéologie néolibérale, plusieurs personnes n’osent pas ou n’osent plus exprimer leur idéal de justice sociale, de peur de passer auprès de leur entourage pour d’incorrigibles idéalistes. Mais en montrant que nous sommes des milliers de QuébécoiSEs à rêver d’une société juste et à l’exprimer sans gêne, peut-être ces personnes-là finiront-elles par se réclamer elles aussi de la « gauche décomplexée »!

Joindre le geste à la parole

La campagne Pour une société juste offre aussi la possibilité de recevoir de l’information sur les mobilisations à venir : action symbolique, campagne de courriels, manifestation, etc. La campagne permet donc non seulement de signifier son appui moral à la lutte contre la pauvreté, les inégalités et les préjugés, elle offre aussi l’occasion de franchir un pas supplémentaire et de prendre une part plus active et plus concrète à cette lutte.

Régions et circonscriptions

L’une des particularités du site de la campagne, c’est qu’il permet de savoir combien de personnes l’ont appuyé jusqu’ici dans chacune des 17 régions du Québec, et même dans chacune des 125 circonscriptions électorales. Outre la rivalité amicale qu’elle pourrait susciter entre les régions (!), cette propriété du site vient en quelque sorte ajouter une corde à l’arc de ceux et celles qui militent pour la justice sociale. En effet, et pour ne donner qu’un exemple, un groupe de citoyenNEs pourrait, lors d’une élection où les candidatEs sont au coude-à-coude, se servir du nombre de signataires dans sa circonscription pour tenter d’obtenir des engagements de part et d’autre

Durée de la campagne

Contrairement aux campagnes plus traditionnelles, Pour une société juste n’a pas à proprement parler de date d’échéance. Cela vient du fait qu’elle met de l’avant une vision du monde plutôt qu’une revendication. On peut répondre favorablement à une revendication à très court terme. Mais une vision du monde, ce n’est pas quelque chose auquel on accède en un clin d’œil. La promotion de la campagne variera donc en fonction de la conjoncture, et de l’énergie que les militantEs sont prêtEs à lui consacrer.

Vous êtes donc vivement encouragéE à jeter un œil sur le site de la campagne et à faire connaître celle-ci à vos proches. Et si la vision du monde qui y est exprimée rejoint la vôtre, n’hésitez surtout pas à ajouter votre nom à la suite des autres!

Pauvreté

Le Canada a ratifié en 1948 la Déclaration universelle des droits humains (DUDH). Cette déclaration représente un idéal vers lequel les sociétés signataires doivent tendre, afin que la reconnaissance et le respect des droits de la personne deviennent une réalité pour toutes et tous. Le Québec étant lui-même lié par cette ratification, il se doit notamment de garantir à chaque personne le droit à la sécurité sociale, le droit à une rémunération équitable et le droit à un niveau de vie suffisant (articles 22, 23 et 25 de la DUDH).

Or, la pauvreté est un déni des droits humains, qui affecte la liberté, la santé et la dignité de centaines de milliers de Québécoises et de Québécois.

C’est pourquoi la lutte à la pauvreté doit être une priorité de l’action gouvernementale.

Des outils pour mesurer la pauvreté

Couvrir ses besoins de base

Depuis 2009, la Mesure du panier de consommation (MPC) est utilisée au Québec comme repère pour suivre les situations de pauvreté du point de vue de la couverture des besoins de base. On calcule la MPC en additionnant les coûts des différents besoins : logement, alimentation, vêtements, transport, autres biens et services (ex. téléphone, ameublement, soins d'hygiène, frais scolaires, etc.). Le gouvernement et les groupes sociaux s’entendent pour dire que si le revenu annuel d’une personne ne lui permet pas de se procurer les biens et services que contient ce panier, elle ne dispose pas du nécessaire pour couvrir ses besoins de base. Elle se trouve dans une situation qui affecte à la fois sa santé et sa dignité.

Vous aimeriez vous situer approximativement par rapport à la MPC? D’abord, calculez quel est votre revenu annuel, après avoir payé vos impôts et encaissé les transferts gouvernementaux. Comparez ensuite ce montant avec celui correspondant à votre situation dans le tableau ci-dessous.

Seuils MPC pour le Québec (estimés en $ de 2013)

 Régions ruralesVilles moins 30 000Villes 30 000-99 999Villes 100 000-499 999QuébecMontréal
1 personne $17,011 $17,055  $16,082 $16,111 $16,703 $17, 246
2 personnes $24,056 $24,119 $22,743 $23,314 $23,621 $24,390
3 personnes $29,463 $29,539 $27,855 $28,554 $28,930 $29,871
4 personnes $34,021 $34,109 $32,164 $32,971 $33,405 $34,493

Pour en savoir plus sur la Mesure du panier de consommation, nous vous invitons à consulter le dossier que le Collectif lui a consacré : http://pauvrete.qc.ca/?-Autour-de-la-Mesure-du-panier-de-

Sortir de la pauvreté

On peut couvrir ses besoins de base sans pour autant être sorti de la pauvreté. À ce jour, aucun consensus n’existe autour d’un seuil qui indiquerait le revenu annuel nécessaire pour sortir de la pauvreté, c’est-à-dire le revenu qui permettrait à une personne ou une famille de disposer des moyens, du choix et du pouvoir nécessaires pour exercer l’ensemble de ses droits. Sortir de la pauvreté, ça devrait aussi signifier pouvoir organiser sa vie personnelle et sociale de manière à répondre à ses diverses aspirations.

Néanmoins, parmi les différents indicateurs qui servent à mesurer la pauvreté, plusieurs convergent. Ils marquent une zone de seuils de faible revenu variant, pour 2013, entre 19 774 et 22 199 $ (après impôt). Sortir de la pauvreté, selon sa situation personnelle, ce serait donc possiblement atteindre un seuil se situant quelque part dans cette zone.

La pauvreté au Québec

  • Plus d’un million de personnes vivent en situation de pauvreté.
  • Une personne sur dix ne couvre pas ses besoins de base – soit 842 000 personnes.
  • La pauvreté est cinq fois plus fréquente parmi les personnes seules et les familles monoparentales que parmi les familles avec deux parents.

De plus en plus de travailleuses et de travailleurs n’arrivent pas à couvrir leurs besoins de base. Au taux horaire actuel, le salaire minimum ne permet pas de sortir de la pauvreté même en travaillant 40 heures par semaine.

À qui la faute?

Souvent, on accuse les personnes en situation de pauvreté d’être entièrement responsables de leur sort. Pourtant, ce sont surtout des facteurs hors du contrôle des individus, comme la croissance économique, les transferts gouvernementaux et les créations d’emploi qui ont la plus grande influence sur les taux de pauvreté. Mais les gouvernements, eux, peuvent agir jusqu’à un certain degré sur ces facteurs, au moyen de lois et de règlements notamment.

Par exemple, au cours des dernières années, des avancées importantes ont été réalisées pour réduire la pauvreté chez les familles, grâce à l’implantation de mesures fiscales. Les gouvernements ont les moyens de réduire la pauvreté et, ultimement, de l’éliminer. C’est une question de volonté politique.

Pour des données plus détaillées, nous vous invitons à consulter: http://www.cepe.gouv.qc.ca/publications/pdf/CEPE_Etat_Situation_2013.pdf.

Inégalités

  • Le Québec suit la tendance des sociétés industrialisées: les inégalités entre les riches et les pauvres s’accroissent. Toutefois, elles s’y accroissent relativement moins rapidement qu’ailleurs, principalement en raison du régime fiscal progressif et de l’ensemble des services publics et universels instaurés à partir de la deuxième moitié du XXe siècle. Mais pour combien de temps encore, peut-on se demander, au rythme où est mené le démantèlement du «modèle québécois»?

Une façon d’observer les inégalités consiste à diviser la population en quintiles, c’est-à-dire en cinq groupes représentant chacun 20% de la population.

  • En 1976, le revenu moyen du quintile le plus riche était dix fois supérieur à celui du quintile le plus pauvre; en 2011, ce ratio est passé à plus de 14 fois.
  • En 2011, le quintile le plus riche recevait plus de 50% de tous les revenus du marché.
  • La proportion de richesse accaparée par le 1% le plus riche au Québec, qui était de 7% il y a 25 ans, représente près de 12% aujourd’hui.

Écart de revenus et écart de richesse

Le revenu, c’est ce qu’une personne «gagne». Il comprend les revenus de travail (salaire), les revenus de capital (intérêts, loyer, redevances, dividendes, etc.) et les revenus de transfert (prestations parentales, assurance-emploi, aide sociale, prime au travail, etc.), auxquels on soustrait ce qu’une personne paie en impôts.

Ici, la richesse, c’est tout le patrimoine économique d’une personne ou d’une famille. Un patrimoine, hérité ou accumulé au fil du temps, peut comprendre des placements, des actions boursières, des biens immobiliers (maisons, appartements et chalets), des possessions matérielles (meubles, voitures, etc.), des liquidités et encore bien d’autres choses.

Les personnes très riches arrivent facilement à se mettre de l’argent de côté, à en accumuler grâce à leurs revenus, alors que les personnes les plus pauvres, elles, se trouvent dans l’impossibilité de le faire. De sorte que les écarts de revenus d’aujourd’hui accentuent les écarts de richesse de demain.

La fiscalité, un outil pouvant servir à réduire les inégalités

En percevant une part des revenus des personnes et des entreprises au moyen de l’impôt, les gouvernements peuvent redistribuer la richesse et ainsi réduire les inégalités. Cependant, depuis 1997, le Québec fait le choix de réduire ses revenus d’impôt. Par exemple, le taux effectif d’imposition du centième le plus riche est passé de 35,7% en 1982 à 30,5% en 2010. Durant cette période, le pouvoir d’achat de ce 1% a augmenté de 86% alors que pour le reste de la population, il n’a augmenté que de 12%. Autrement dit, les gouvernements ont préféré soutenir l’enrichissement des personnes les plus riches plutôt que d’améliorer celui de l’immense majorité de la population, et ainsi réduire les écarts de revenus.

Les gouvernements possèdent les moyens pour réduire les inégalités socioéconomiques. Pareillement à la lutte à la pauvreté, la réduction des inégalités est d’abord une question de volonté politique.

Pour de plus amples réflexions sur les inégalités socioéconomiques, nous vous invitons à consulter :

http://iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2014/06/Note-1pourcent-WEB.pdf 

Alain Noël et Myriam Fahmy (dir.), Miser sur l’égalité. L’argent, le pouvoir, le bien-être et la liberté, Montréal, Institut du Nouveau Monde (INM) et Fides, 2014.

Préjugés

Les préjugés envers les personnes en situation de pauvreté offrent une vision simpliste d’une réalité compliquée. Ils nuisent à une bonne compréhension du fonctionnement de la société et empêchent le développement de relations sociales égalitaires et enrichissantes. Les préjugés sont en réalité des insultes, souvent déguisées.

D’ordinaire, les préjugés constituent une généralisation : à partir de ce qui a pu être observé sur un nombre limité d’individus («tel monsieur ou telle madame que je connais…»), un comportement est associé, étendu à un groupe plus vaste. Ainsi, les préjugés à l’endroit des personnes en situation de pauvreté réduisent un ensemble de personnes à quelques traits de caractère négatifs, qui leur seraient supposément communs: la paresse, la dépendance, la malhonnêteté. C’est commode, c’est rapide, ça permet de classer les gens, mais ça ne tient pas compte de l’individualité des personnes.

L’efficacité des préjugés

L’efficacité des préjugés tient beaucoup à leur caractère de raccourcis: ce sont des énoncés simples; ils semblent être des vérités qui éclairent. Ils sont faciles à répéter, d’où un «effet perroquet» amplifié par les médias. Les préjugés sont véhiculés autant par des groupes, des partis politiques, des hommes et des femmes politiques que par les citoyennes et citoyens. Plusieurs raisons nous rendent porteurs ou porteuses de préjugés: l’ignorance, les œillères, les lignes de parti ou même la simple répétition sociale.

Les conséquences des préjugés

Chez la personne qui l’émet, le préjugé peut renforcer l’estime de soi en créant une impression de supériorité. Chez la personne qui est visée par le préjugé et qui l’entend, le préjugé produit de la souffrance, un sentiment de rejet, une perte d’estime de soi et la honte de sa condition sociale. Les préjugés brisent la communication et entraînent l’exclusion. Ils divisent la société en une multiplicité de «Eux» et de «Nous». Ils ont comme effet de cacher les véritables enjeux des différences sociales.

Par exemple, on entend souvent dire, même par des parlementaires, qu’il ne faut pas augmenter le revenu des personnes assistées sociales, parce qu’un revenu plus élevé pourrait les dissuader d’effectuer un retour en emploi. Ce point de vue est basé sur de multiples préjugés. En soutenant que la personne préférera rester à l’aide sociale plutôt que d’aller travailler, on sous-entend qu’elle est paresseuse, et peut-être même profiteuse. Pourtant, au cours des dernières années, ce sont les ménages dont le montant des prestations était le plus élevé qui ont quitté en plus grand nombre l’aide sociale, pour retourner soit aux études, soit sur le marché du travail.

Voir au-delà des préjugés

Les préjugés servent le projet politique de ceux et de celles qui veulent créer des boucs émissaires pour expliquer les problèmes sociaux et les supposées difficultés financières de l’État. En fondant des politiques sociales sur des préjugés, les gouvernements entravent les avancées en matière de lutte à la pauvreté.

C’est bien connu, les préjugés envers les personnes en situation de pauvreté sont tenaces. Malgré tout, il existe des moyens pour les combattre. L’un d’entre eux consiste à associer les personnes pauvres dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des mesures qui les concernent. C’est AVEC les personnes en situation de pauvreté que doit être menée la construction d’une société juste.

Pour de plus amples réflexions sur les préjugés à l’égard des personnes pauvres, nous vous invitons à consulter :

http://www.pauvrete.qc.ca/?Le-B-S-mythes-et-realites-2e
https://www.centraide-quebec.com/files/pdfs/document-reflexion-4-2011_1.pdf

Pour en savoir plus, visitez le site du Collectif!

pauvrete.qc.ca